• tu te souviens je t'ai raconté cette nuit noire
    je ne me souviens plus de la date de ce fameux soir
    ils étaient deux au moins
    c'ést un peu brouillon je ne me souviens plus bien
    j'étais près de chez toi, je marchais, il faisait froid
    et puis tout s'est enchainé, ils se sont saisi de moi
    je t'ai appelé, j'ai hurlé ton nom, sans réponse aucune
    ils ont usé de mes chairs à outrance , livrée en pature
    maintenant ce cauchemard me revient, passant sans cesse
    mon âme se torture, mon corps pleure, s'affolle, se blesse
    où seras-tu quand je serais là, dans cette ruelle sombre?


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  • il ni a donc personne dans le coin...
    n'en faisons pas un foin


    alors


    les nuages s'écartent laissant apparaitre ce ciel bleu
    vennez, plongez dans l'immensité de ses yeux
    goutez la profondeur de sa tendresse
    touchez la mesure de cette ivresse
    sentez l'abandon de ses chairs
    saisissez vous d'elle pour vous plaire
    ce corps à l'abandon
    fouettez jusqu'à ce quelle hurle votre nom




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  • oui toujours là,
    ici,
    là,
    mais silencieuse,
    se posant toujours milles questions,
    qui restent toujours sans réponses,
    comme des vides,
    comme des trous sombres,
    que personne ne comble.
    ...


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  • Déchire de tes ongles cette chair fragile qui n'attend que sa rédemption,

    Puise sa liqueur de vie jusqu'au plus profond de son âme perdue,
    Ôte jusqu'à son dernier souffle d'oxygène impure,
    Joue, torture, blasphème, défigure ce jouet, cette marionnette,
    aime moi comme je le fais pour toi,

    Détruis ce qui reste d'âme égratignée,
    Emmêle un peu plus ces fibres qui n'ont plus d'envie,


    j'en crève...



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  • Elle était là, assise dans ce large fauteuil, dans cette vaste pièce plongée dans le noir ;
    Elle guettait le moindre bruit parvenant des alentours si hostiles ;
    La faim taraudait son estomac si vide d'essences humaines ;
    Un bruit sourd perça ce silence si pesant ;
    La lourde porte se mit à grincer, comme si lentement le temps défilait au ralenti ;
    Une silhouette sortie de la pénombre, la faim se manifesta à nouveau en elle ;
    Elle distinguait les contours de sa, si appétissante, proie ;
    La voici, fragile, chancelante, avançant inexorablement vers son funeste destin ;
    Petite chose continuait à avancer, lentement, titubante, vers Elle ;
    Elle prenait plaisir à voir ce bout de chairs avancer inévitablement vers sa perte ;
    Cadavre de vie trébucha sur le sol de pierres et vint s’échouer à Ses pieds ;
    Du bout de sa longue badine, Elle releva ce faciès vide d’émotions ;
    Elle descendit lentement de son si confortable fauteuil, vint s’accroupir tout près ;
    Toisa paisiblement mais avec encore plus d’envie ce corps échoué ;
    Elle claqua des doigts et tel un pantin de bois, l’objet se dressa sur ses genoux ;
    La posture ainsi définit, Elle en fit le tour, se léchant de plus belle ses lèvres charnues ;
    La badine frôlant le derme de sa nuque à son arrière-train, Elle la fit claquer sur le charnu ;
    Sursaut furtif, cri de stupeur, appel de douleur, la marionnette chancela ;
    Placée derrière, Elle arma ses griffes, les posant sur ses épaules dodues ;
    En un geste, Elle lui parcoura le dos, lacérant les chairs vierges, de son jouet ;
    Liquide rouge se mit à parcourir les nouvelles et fraîches meurtrissures ;
    Elle, alors plus affamée que jamais, recueilli la liqueur du bout de ses ongles ;
    Le porta jusqu’à sa pulpeuse bouche, et savoura ce sang de vie…



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